PRÉAMBULE

Doc Amazonie Caraïbe est un dispositif de formation né en 2014 de la collaboration entre Docmonde et l’association Atelier Vidéo & Multimédia. Doc Amazonie Caraïbe encourage le documentaire de création et vise le développement d’un réseau de professionnels dans les domaines de la réalisation, de la production et de la diffusion sur la grande région Amazonie Caraïbe. 

Depuis 2019 la collaboration avec l’AFIFAC ouvre une nouvelle porte professionnalisante pour la filière audiovisuelle.

Édition #12 – Doc Amazonie Caraïbe 2026

Depuis douze ans, Doc Amazonie Caraïbe accompagne l’écriture et le développement de films documentaires dans la grande région Amazonie-Caraïbes. Né en 2014 à Saint-Laurent-du-Maroni, le programme est devenu, depuis la création du FIFAC en 2019, l’un des piliers de ses rencontres professionnelles.  

Un documentaire, ici, n’existe jamais seul : il lui faut une résidence, un accompagnement sur mesure, des institutions engagées et une production qui se déplace. C’est cette chaîne que le programme entretient, maillon par maillon.

Huit projets composent le parcours d’accompagnement de l’édition 2026. Six personnes ont été accompagnées dans le cadre de la résidence d’écriture, aux côtés de deux réalisatrices des pays andins suivies en parallèle. L’équipe réunit des personnes venues de Guyane, de Guadeloupe, de Martinique, de Colombie et du Venezuela. S’y ajoute cette année un projet brésilien, qui rejoint la préparation au pitch et les rencontres.

Cette ouverture régionale repose sur des partenariats construits pas à pas. Les deux réalisatrices andines ont été sélectionnées à l’issue d’un atelier d’écriture organisé à Caracas avec les Ateliers Varan et les Ambassades de France au Venezuela et en Colombie, avec le soutien de l’Institut français au titre des Industries culturelles et créatives. Le projet brésilien, lui, est le fruit d’une collaboration construite avec le festival Amazônia FiDOC, à Belém.

Cette ouverture s’inscrit dans une histoire déjà longue. En douze ans, Doc Amazonie Caraïbe a accompagné des autrices, des auteurs et des projets issus de quinze pays et territoires : Brésil, Colombie, Costa Rica, Cuba, Curaçao, Équateur, Guadeloupe, Guatemala, Guyane, Haïti, Honduras, Martinique, Panama, République dominicaine, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Suriname et Venezuela. Cette diversité de langues, de cultures et de réalités est depuis l’origine au cœur du programme.

En 2026, les nouveaux partenariats engagés prolongent et renforcent cette dynamique. Le bassin amazonien-caraïbéen, longtemps séparé par ses langues et ses frontières, commence ainsi à se parler. 

Ce travail trouve son aboutissement au FIFAC, dont France Télévisions est membre fondateur. Cette année, au Camp de la Transportation, les autrices et les auteurs présentent leurs projets devant 11 maisons de production, dont 7 d’outre-mer, et 5 chaînes de télévision, puis les retrouvent en rendez-vous individuels de coproduction. Les Open Pitchs élargissent ce temps professionnel à des projets qui n’ont pas suivi le parcours de résidence.

Ce fonctionnement produit ses effets sur la durée : 140 autrices et auteurs accompagnés, 27 films produits, 40 en cours de production. Au-delà des chiffres, le programme contribue à faire émerger de nouvelles voix, à consolider des collaborations entre professionnels de différents territoires et à ouvrir de nouvelles possibilités de production et de diffusion. Au fil des éditions, ce sont des autrices et des auteurs, des projets et des films qui ont grandi avec le dispositif, dans un travail mené sans interruption depuis 2014 avec le Pôle Image Maroni, porté par l’Atelier Vidéo & Multimédia, qui demeure l’ancrage guyanais du programme. 

Docmonde en est partenaire dès la première résidence et les premières rencontres de coproduction à Saint-Laurent-du-Maroni. Un tel cercle est précieux et il reste fragile. Cette année, pour des raisons économiques, l’association Docmonde a menacé de disparaître. Aussitôt, les productrices, les producteurs, les cinéastes et tous les partenaires qui animent cette communauté à travers le monde, ont décidé qu’il fallait poursuivre l’aventure, avec une nouvelle structure, mais sous le même nom, pour affirmer la continuité d’un projet qui défend, au fil des ans, des regards documentaires libres, indépendants et créatifs, sur tous les continents. Le programme Doc Amazonie Caraïbe est au cœur de cette nouvelle dynamique, grâce à la vitalité et à la créativité des autrices et des auteurs de la région.

Rien de tout cela n’existerait sans celles et ceux qui portent ce programme année après année : le FIFAC et France Télévisions, l’Institut français, les Ambassades de France au Venezuela et en Colombie, les Ateliers Varan, le festival Amazônia FiDOC, mais aussi les partenaires publics qui rendent le dispositif possible – la DCJS de Guyane, les DRAC de Martinique et de Guadeloupe, la Collectivité Territoriale de Guyane, la Collectivité Territoriale de Martinique, la Ville de Saint-Laurent-du-Maroni et le CNC –, ainsi que les productrices, les producteurs et les diffuseurs qui font le déplacement jusqu’au Maroni. 

À Saint-Laurent-du-Maroni, pendant quelques jours, des autrices et des auteurs, des productrices, des producteurs et des diffuseurs venus de plusieurs pays travaillent ensemble sur des films qui n’existent pas encore. Ce sont des rencontres de cette nature qui font, au fil des ans, la vitalité documentaire de cette région. C’est un plaisir de vous y accueillir. 

Vanina Lanfranchi, Directrice du Pôle Image Maroni 
Félix Salgado, Président de Docmonde 

PROGRAMME

Ateliers de développement de projets et préparation aux pitchs
Les auteur·rice·s sont accompagné·e·s dans leur travail d’écriture et de préparation au pitch par Juliette Cazanave (avec les 2 réalisatrices des pays Andins), Vladimir Léon et Félix Salgado.

Kaza pitchs et open pitchs pitchs
Mercredi 7 octobre. De 9h à 13h, les auteur·rice·s disposent chacun·e de 7 minutes pour présenter leur projet devant les professionnel·le·s invité·e·s, avant un temps de questions-réponses.
La session est également ouverte à des Open Pitchs, permettant à des projets extérieurs au parcours de résidence de rencontrer producteur·rice·s et diffuseur·se·s.

Rencontres de coproduction
L’après-midi du mercredi 7 octobre, est consacrée aux rendez-vous individuels de coproduction, les auteur·rice·s accompagné·e·s rencontrent à tour de rôle l’ensemble des producteur·rice·s et diffuseur·se·s présents.

Les encadrants

Vladimir Léon

Né en 1969 à Moscou, Vladimir Léon est réalisateur de films documentaires et de fictions (Loin du front, 1998, Nissim dit Max, 2003, Le Brahmane du Komintern, 2006, Les Anges de Port-Bou, 2011, Mes chers espions, 2020, Tes jambes nues, 2022…). 
Au sein de la société Les Films de la Liberté, créée avec Nathalie Joyeux et Harold Manning, il a produit, entre autres, des films de Véronique Aubouy, de Julie Desprairies et Serge Bozon, de Pierre Léon, d’Arnold Pasquier.
Il est apparu comme comédien chez Christine Laurent, Axelle Ropert, Eric Rohmer, Pascal Bonitzer, Jean Paul Civeyrac, Louis Skorecki, Serge Bozon et Pierre Léon.
Il intervient régulièrement comme formateur à l’écriture et à la réalisation documentaire en France et à l’étranger (Université de Paris 1 et Paris 7, Fémis, Ecole documentaire de Lussas, Docmonde…).
vladimirleon@orange.fr

Félix Salgado

Producteur de cinéma franco-cubain, Félix SALGADO tisse des liens entre deux cultures, deux sensibilités et une même conviction : le cinéma peut être un acte artistique autant qu’un acte citoyen. À travers GALO FILMS, société qu’il a fondée, il s’attache à produire des films qui interrogent le monde, célèbrent la diversité des regards et portent haut et loin la voix des auteurs. Nourri par sa double culture, il développe une approche du cinéma basée sur la rencontre, l’engagement et la transmission. Membre actif des réseaux Eurodoc et Docmonde. Il est titulaire du Master en Documentaire de Création, spécialité Production, de l’École Documentaire de Lussas / Université Grenoble-Alpes et du Master en Création Contemporaine et Industries Culturelles de l’Université de Limoges. Il a également une licence en Journalisme de l’Université de La Havane et est diplômé en réalisation documentaire de l’École Internationale de Cinéma et Télévision (EICTV) de Cuba.
felix@galofilms.com

Auteurs  & projets sélectionnés

GUYANE

La musique Kali’na : entre tradition et modernité
Entre la Guyane française et le Suriname, Defane, artiste et membre du groupe multiculturel Senuka, remonte le cours du fleuve Maroni à la rencontre de sa famille et de celles et ceux qui font vivre la musique kali’na. Né d’une mère kali’na surinamaise et d’un père hindoustani surinamais, il cherche à mieux connaître cette part de son histoire. De Saint-Laurent-du-Maroni et Awala-Yalimapo à Albina, Bernharddorp et Paramaribo, il rencontre Palana Bonon et Paremoru autour du sambula, tambour traditionnel kali’na ; Karinha Basi et Esekematoko autour du kawina, enrichi de percussions, basse et piano ; puis Shasha, dont le reggae porte la langue kali’na vers la jeunesse. Entre souvenirs familiaux, trajets et musiques, le film suit une culture qui circule, se transmet et se réinvente de rive en rive.

Devano Bhattoe alias Defane
Originaire de Rotterdam et installé en Guyane française, Bhatttoe Devano, alias Defane, est un artiste polyvalent, auteur-compositeur-interprète, issu d’une mère kali’na surinamaise et d’un père hindoustani surinamais. Il débute en 2007 avec le groupe SLM Vibes Crew, avant de cofonder, en 2010, le groupe multiculturel Senuka. À travers Senuka puis son parcours solo, il explore le dancehall, le reggae, l’afropop, la soca et le chutney, tout en accordant une place centrale aux langues et aux racines culturelles. Son travail artistique relie la Guyane et le Suriname et porte des messages de fierté, de partage et de persévérance. Avec le documentaire « La musique kali’na : entre tradition et modernité », il poursuit cette démarche en interrogeant la transmission et l’évolution de la musique kali’na.

Buisson ardent
Encore abîmé·e par les traces d’une enfance violente, je cherche à renouer avec ma mère en enquêtant sur la manière dont la violence s’est transmise de génération en génération entre les femmes de ma famille. Les récits de ma mère et de ma mamie me poussent à déterrer le fantôme de Providence, notre ancêtre pas si lointaine, esclavisée en Guyane jusqu’en 1838. Petit à petit, cette recherche identitaire fait émerger un motif : la couleur de peau occupe une place centrale dans nos rapports, chaque génération est plus proche de la blanchité que la précédente…

Zao winter
Après une première expérience comme Directeur·ice Artistique dans la publicité, Zao choisit de se tourner vers une pratique artistique plus personnelle et engagée. Iel se forme au théâtre, puis découvre la réalisation de manière autodidacte, entouré·e de près par plusieurs ami·es du cinéma. Depuis, iel développe un univers où se croisent poésie, politique et spiritualité, avec le désir de créer des récits centrés autour de l’intime.
Zao travaille également comme acteur·ice, modèle et performeur·euse drag, autant de pratiques qui nourrissent une approche libre et plurielle de la création.

GUADELOUPE

Or fièvre
Pointe-à-Pitre, autrefois la célèbre capitale où prospéraient des centaines de bijoutiers, est devenue silencieuse. Ceux qui restent sont traumatisés par la violence. Les fameuses cuisinières, ces femmes qui se paraient de beaux bijoux avant d’aller au marché, ont disparu. L’or n’orna plus les poitrines comme autrefois.
Mais l’or n’a pas disparu. Il a changé de poitrine.
Aujourd’hui, ce sont les jeunes hommes qui le portent plus lourd, plus visible, plus dangereux. L’or a basculé des femmes vers les jeunes, des marchés vers les quartiers, de la fierté discrète vers la provocation urgente.
Chez Maxo, mythique joaillier de cette ville en déclin, trois générations racontent ce basculement. Grand-mères qui l’accumulaient en silence, parents qui l’acquéraient pour la respectabilité, jeunes qui le revendiquent comme droit d’exister. Mais chaque jour coûte du sang. 
À chaque mort causée par une chaîne, on mesure l’absurdité : la vie d’un nègre ne vaut que quelques grammes d’or.
Certaines chaînes sont montées, protégées par les ancêtres contre une violence très réelle. D’autres brillent comme ultime acte de rébellion contre un État qui nie.

Jepherson Guillaume
Jepherson Guillaume est un filmmaker guadeloupéen dont le cinéma naît d’une conviction : les histoires les plus locales sont les plus universelles. Il documente la Guadeloupe non pas comme exotisme, mais comme miroir de l’expérience humaine, celle des opprimés, des invisibles, des réinventés.
Sa motivation est simple : montrer que les voix caribéennes ne parlent pas seulement aux Caribéens. Elles parlent au monde. Car notre histoire esclavage, métissage, survie spirituelle est l’histoire de l’humanité décolonisée.
Réalisateur, Jepherson a créé Mofwazé un documentaire sur l’émancipation de la femme Guadeloupéenne et développe des formats de fiction ancrés dans le patrimoine.

TRAP(ed)
En Guadeloupe, de jeunes hommes grandissent dans un environnement où l’argent rapide, les armes, la prison et la mort deviennent parfois des réalités familières. TRAP(ed) explore cette « fast-life », cette manière de vivre dans l’urgence lorsque l’avenir semble trop incertain pour être attendu. À travers plusieurs quartiers, le film croise les trajectoires de jeunes encore pris dans les logiques de la rue, d’anciens détenus qui tentent aujourd’hui d’en détourner les plus jeunes, et de familles qui vivent avec l’absence d’un fils, d’un frère ou d’un ami. La musique trap et drill traverse leurs récits comme une pulsation : elle exprime le désir de puissance, la colère, la peur, mais aussi le besoin d’exister et d’être reconnu. En partant des lieux laissés vides et des voix de ceux qui restent, TRAP(ed) raconte une jeunesse enfermée dans un piège collectif, mais aussi ceux qui, chaque jour, tentent encore d’en briser le cycle.

Dimitry Zandronis
Dimitry Zandronis est réalisateur, producteur basé en Guadeloupe. Fondateur de Kontras Prod, il développe un documentaire de création ancré dans les mémoires caribéennes, le social et la transmission. Son dernier film, Sœurs en destin : Angela Davis & Gerty Archimède, coréalisé avec Pascal Archimède, poursuit ce travail autour des figures d’émancipation noire et féminine.

MARTINIQUE

Toutes les femmes sont belles
Toutes les femmes sont belles est une enquête intime sur les traces que laissent ceux qui disparaissent.
À la mort de sa grand-mère, Lucie décide de lui rendre un dernier hommage en allant à la tournée d’adieux de Frank Michael, dont Emma était devenue fan à 83 ans.
Comment, en vivant à Sainte-Luce en Mar4nique, pouvait-elle se sen4r aussi proche de ce chanteur belge ? Et que cherchait-elle dans ses concerts qui lui faisait parcourir tant de kilomètres ?
En préparant cet hommage, Lucie réalise qu’elle ignore encore de nombreux éléments de l’histoire de sa grand-mère. Elle réalise que certains d’entre eux résonnent curieusement avec les tubes du chanteur. De la Martinique à l’Hexagone, elle se lance alors dans une enquête et interroge les membres de sa famille pour chercher à comprendre comment sa grand-mère s’appropriait les textes de son idole, et comment cette passion dessine en creux une trajectoire de vie fragmentée.

Lucie Boudoux
Lucie Boudoux est artiste plasticienne et réalisatrice. Diplômée en Arts Visuels de l’Université du Kent (UK), sa pratique mêle peinture et installations et s’inscrit dans une géographie archipélique nourrie par ses expériences entre la France hexagonale, les Antilles, la Guyane et l’Angleterre. Elle s’intéresse aux récits intimes et aux traces laissées par les trajectoires individuelles. Son travail a notamment été présenté au 59 Rivoli à Paris et à la Galerie Dumas en Autriche. Toutes les femmes sont belles est son premier film documentaire.

Lanmou
En créole l’amour se dit lanmou qui si on le décompose signifie phonétiquement « ton âme ». Dans l’écrin des Antilles, des couples séniors nous livrent leur plus précieux trésor : le secret d’un amour qui dure et résiste aux tempêtes du temps. Inspirée par les 62 ans d’union de mes parents, l’idée est de célébrer ces voyageurs du cœur, témoins silencieux d’une époque où aimer signifiait rester, malgré les épreuves et les bouleversements. Au cœur de ce voyage intime, la caméra s’invite dans leur quotidien, révélant non seulement leur histoire mais aussi leur vision sur une société en mutation, marquée par des bonds technologiques et des changements de mœurs. Le contexte antillais, dominé par les singularités de la matrifocalité, enrichit cette exploration d’une dimension sociétale ; Un monde où les femmes portaient la maison comme un phare et où les hommes taisaient leurs failles sous l’ombre de leur devoir. Et comment appréhender la fin du chemin, le départ inévitable de l’autre moitié d’eux mème, part entière d’une vie à 2. L’absence ouvre un vide que rien ne semble pouvoir combler… le veuvage condamne-t-il à la solitude, ou peut-il, parfois, ouvrir sur une seconde traversée ?
Avec une approche sans voyeurisme, les échanges entre les couples, leurs silences et leurs souvenirs dévoilent un amour universel, résistant au temps et aux épreuves. Les thématiques du documentaire se déclinent en quatre actes, guidés par des proverbes créoles.

Visuellement immersif et intime, ce film interroge les contradictions, le poids culturel au milieu de la tendresse persistante et la poésie des instants. Comment on s’aime, comment se sont-ils aimés…?

Nadia Charlery
Diplômée de l’ESRA Paris, elle revient en Martinique vivre sa passion de l’image. Après plusieurs années comme assistante réalisatrice et chargée de production, elle se consacre à la réalisation. Elle anime aussi des ateliers de réalisation et son expérience de directrice de casting sur des productions telles que Tropiques criminels et Bandi, en font une référence incontournable du casting en Martinique.
Son premier court métrage, Le pense bête, est primé en festival écologique. Suivent la réalisation de clips, pubs, magazines tv, et des courts-métrages ; Entre deux (prix de court et du scénario, Antilles-Guyane 2013 ; prix spécial du jury au FEMI), 35 minutes avant les 40 et Ti Coq, récompensé dans plusieurs festivals internationaux. Elle aborde des sujets sensibles avec Zanmi et 16 soupapes.
Elle travaille actuellement à son documentaire de création Lanmou, et écrit son premier long métrage de fiction, A part les anges.

PAYS ANDINS (Colombie et Vénézuéla)

Avec le soutien de l’Ambassade de France au Venezuela, de la Coopération audiovisuelle régionale pour l’Amérique du Sud et de l’Institut français

El arte de volver (L’art du retour)
En 2016, Jessica est arrivée dans le Yari en tant que journaliste, pour animer des ateliers destinés aux guérilleros des FARC qui allaient s’adresser au monde avant de déposer les armes. Son père avait été retenu prisonnier par cette même guérilla lorsqu’elle était enfant. Elle pensait qu’elle allait enseigner, mais elle a fini par aimer ceux que son pays lui avait appris à craindre. Dix ans après l’accord, elle repart à leur recherche, alors qu’ils sont dispersés et mènent des projets artistiques entre menaces et assassinats de leurs camarades. Entre ses archives et le présent, elle cherche ce qu’il reste de la promesse de paix.

Jessica Santacruz
Je suis journaliste, réalisatrice et gestionnaire culturelle colombienne. Fondatrice et directrice du Festival « Cine para la Paz ». Je suis actuellement étudiante en langues modernes et cinéma à l’Université centrale (Colombie). Mon travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la mémoire, de la construction de la paix et de la création audiovisuelle. El arte de volver (L’art du retour) est mon premier long métrage en tant que réalisatrice.

La Revuelta (Revenir)
Dans sa maison de Caracas, l’ethnomusicologue Oswaldo Lares, 94 ans, conserve les archives sonores qu’il a enregistrées au cours de décennies de voyages à travers le Venezuela. Aujourd’hui, il ne peut plus voyager. Mariangeles, une documentariste qui a appris à écouter son pays grâce à ces enregistrements, part à sa place pour El Callao, village minier et berceau du calypso vénézuélien, afin de rendre ces voix aux héritiers de ceux qu’il a enregistrés et de lui rapporter ce qui y résonne aujourd’hui.

Mariángeles Pacheco
Je suis réalisatrice et photographe documentaire, spécialisée dans la recherche sur le patrimoine sonore et la mémoire vivante. Depuis plus d’une décennie, je documente les traditions musicales de la région centrale du Venezuela et j’ai collaboré en tant que gestionnaire culturelle aux archives sonores de l’ethnomusicologue Oswaldo Lares. J’ai réalisé le court-métrage Mi Retorno (Mon retour, 2023), consacré au joropo central, primé dans plusieurs festivals nationaux. Actuellement, je participe à la mise en place du programme Ibermemoria consacré à la préservation des archives patrimoniales, je développe mon premier long métrage documentaire, La Revuelta (Revenir), et je co-réalise un documentaire sur un enregistrement sonore de chants de traite réalisé au Venezuela en 1974 par l’ethnomusicologue Elena Hermo.

Open pitchs

Depuis 2020, les “pitchs” du FIFAC sont aussi ouverts à des projets qui ne sont pas passés par les ateliers d’écriture d’AVM, Docmonde et leurs partenaires. C’est l’opportunité pour des projets souvent en fin de développement d’être présentés aux producteurs et diffuseurs présents.

BRESIL
Lucas Lourenço Escócio de Faria présente  Ressonâncias

Ressonâncias suit le parcours épique de mères amazoniennes qui traversent des fleuves et affrontent le gouffre des inégalités régionales à la recherche d’un remède contre le cancer chez les enfants et les adolescents à Belém. Ce documentaire met en lumière l’impact de l’abandon parental et des barrières géographiques à travers une esthétique sensible, transformant « l’écho » de l’isolement en un manifeste visuel sur la résistance et la bienveillance. Entre l’immensité des eaux et l’urgence des hôpitaux, le film retrace le combat de ceux qui doivent dompter la carte pour sauver une vie. 

Lucas Lourenço Escócio de Faria
Fort de plus de 15 ans d’expérience dans le secteur audiovisuel, Lucas Escócio, originaire de Pará, allie une formation universitaire (master en cinéma à l’Anhembi Morumbi/SP) à une solide expérience dans le domaine du documentaire.  Parmi ses réalisations, on retiendra notamment la direction de la photographie du film Catadores de Sonhos et la photographie complémentaire du projet Mestras. Il a également participé à des productions d’envergure nationale, en tant que caméraman pour Conspiração Filmes, dans le documentaire Meu Coração Nesse Pedacinho aqui, consacré au parcours de Dona Onete.

GUYANE
Kevin Brunet-Le Rouzic présente Capitaine caïman

Après un deuil, Sala, Amérindien wayãpi du Brésil de 70 ans, abat seul un hectare de forêt guyanaise pour y bâtir, avec sa femme Salaka, un nouveau village. Il est sûr qu’il y vivra comme avant avec ses descendants et qu’ils danseront ensemble comme ses ancêtres. Il n’a rien d’autre qu’un hamac, ses bras, et sa foi. Il me demande des outils et d’en être le témoin avec ma caméra. Dans la clairière de cendres, seule la forêt répond d’abord aux chants du couple. Puis le village prend vie, jusqu’à y regrouper quatre générations. Et avec eux, les téléphones, la Bible, et les barges d’orpaillage. Ils avaient mis cinquante kilomètres entre eux et le monde. En trois ans, celui-ci les a rejoints — et j’ai aidé.

Kevin Brunet-Le Rouzic
Né en 1992, est réalisateur et producteur français. Ingénieur acousticien de formation, il quitte l’industrie et arrive en 2017 à Camopi, sur le haut Oyapock, comme enseignant. Il ne renouvelle pas son contrat mais y revient sans cesse. Engagé auprès de l’association Yapukuliwa qui lutte pour la préservation et la transmission des savoirs et savoir-faire traditionnels Wayãpi, il commence à filmer en 2018 les relations fortes qu’il noue avec des anciens du village.
En 2024, il fonde à Cayenne la société de production VOIR DANS LE NOIR. Avec son premier long-métrage documentaire Les Larmes du Jaguar, actuellement en montage, il reçoit de nombreuses aides (CNC, Nouvelle-Aquitaine, CTG) à l’écriture, au développement et à la production. Il gagne par ailleurs, l’appel à projet « Identité(s) en lutte(s) », des chaînes Tënk, Kanaldude et TV7. Capitaine Caïman, actuellement en développement, est son deuxième long-métrage documentaire.

LES PRODUCTEURS

Laurent Boudot
Virgil Vergues 
Anderandera prod • Martinique

Cédric Ross
5°Nord Productions • Guyane

Maud Martin
L’image d’après • Centre Val de Loire

Mathieu Lesueur
La casquette productions • Auvergne Rhône Alpes

Wilfrid Beaugendre
Olivier Pognon

Phénomène Prod • Martinique

Murielle Thierrin
Aldabra Films • Guyane / Ile de France

Véronique Chainon
Berenice Mediacorp • Guyane

Jean-Marie Gigon
SaNoSi • Centre Val de Loire

Quentin Myon
Dynamo Production • Auvergne Rhône-Alpes

Monique Sobral de Boutteville
Encantados Produções • Brésil

Lucie Margueritte
Boucan production • Martinique

 

LES DIFFUSEURS

Gabrielle Lorne
France Télévisions

Sophiane Tilikete
France Télévisions

Muriel Barthelemi
Guyane La 1ère

Thierry Monconthour
Martinique La 1ère

Sabine Zéphir
Guadeloupe La 1ère

Samantha Reynaud
Canal+

Zienhe Castro
Amazônia FIDOC

L'édition #12 en quelques chiffres

4 associations partenaires

Docmonde, Atelier Vidéo & Multimédia, Afifac et les ateliers Varan mobilisées pour faire exister ce projet.
Depuis 2019, les rencontres de co-production se font dans le cadre des rencontres professionnelles du FIFAC.

10 projets de films documentaires accompagnés

8 projets issus des résidences d’écriture et accompagné sur les pitchs et les rencontres de co-productions.

2 projets, participants à l’open pitch en candidat libre.

2 formateurs-réalisateurs

2 formateurs-réalisateurs expérimentés pour sélectionner et accompagner ces auteurs-réalisateurs

27 films issus des résidences

27 films issus des résidences sont terminés, diffusés et participent à des festivals.

40 sont en cours production.

LES RENCONTRES 2025 EN IMAGES

‌Frédéric Violeau, chargé de programme au sein de la structure Docmonde, de 2020 à 2023, aujourd’hui remplacé par Bianca Fontez-Eymenier.
Docmonde est une association qui coordonne ateliers d’écriture et professionnalisation auprès notamment des auteurs de documentaires. En Guyane c’est Doc Amazonie Caraïbes qui en est le relais avec l’Association Atelier Vidéo et Multimédia. ​A l’occasion du Fifac 2020, Frédéric Violeau nous en dit plus sur Docmonde et Doca Amazonie Caraïbe.

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