Les films Doc Amazonie Caraïbe 2023-10-11T16:44:26-03:00

LES FILMS DOC AMAZONIE CARAÏBE

De Nos Mains

"De nos mains"
de Philippine Orefice

Guyane | 5°Nord Productions et Dynamo Production / France Télévisons / 2022 / 52’

Ce sont des petits boulots comme il y en a beaucoup à Saint-Laurent du Maroni. Dans cette ville frontière de Guyane aux forts enjeux sociaux, Dimo, Rosaline et Mélanie ont créé leur travail. Une nécessité d’abord matérielle qu’ils réalisent quotidiennement avec détermination et l’implacable volonté de s’élever. Dans ce film, une grande place est donnée aux gestes et à la dextérité de ces trois travailleurs. Avec un large espace pour se raconter, on découvre peu à peu qui se cache derrière ce stand en bord de route, les voilages de cet appartement familial ou les planches de cette maison en bois.

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Nou lé nou karnaval
de Léa Magnien, Quentin Chantrel

France – Guyane | 2023 | Créole guyanais | 24’ | Collectif Lova Lova


Christ, jeune guyanais de 25 ans, est un passionné de carnaval. Avant chaque sortie dans les rues de Cayenne, il se prépare avec famille et amis dans un joyeux désordre pour des parades toujours très hautes en couleurs. Le film retrace les jours gras de Christ et sa bande, des Mariages Burlesques du lundi au mercredi des Cendres.

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"Origine Kongo"
de Laura Chatenay-Rivauday

France – Guadeloupe | 2023 | Français – Créole guadeloupéen | 52’ | YN Productions – La cuisine aux images – Kontras Prod

Il y a 160 ans, après l’abolition de l’esclavage, des Africains dits « Kongos » sont engagés malgré eux, par des recruteurs français sur le littoral ouest africain pour travailler la terre aux Antilles. En Martinique et en Guadeloupe, leurs descendants retracent, par bribes, cette mémoire méconnue.

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Mantjé tonbé sé viv - Danser la chute
de Wally Fall

France – Martinique | 2023 | Français | 60’ | SaNoSi Productions

Siméline, jeune artiste-chercheuse martiniquaise, fait entrer la musique, la danse et les chants du Bèlè dans un hôpital de jour novateur accueillant d’anciens patients en psychiatrie. Au fil des séances ouvertes aussi à l’équipe encadrante, lorsque le tambour et les chants résonnent, nous ne savons plus qui est soigné et qui est soignant. Tout en participant aux ateliers, le réalisateur recueille la parole, encore taboue ici, de celles et ceux qui apprennent à vivre avec un diagnostic psychiatrique. Et en se confiant à nous, c’est notre propre regard sur la santé mentale qu’il interroge : aurions-nous fini par laisser notre culte de la performance dicter la valeur de nos existences ?

WANI

"Wani" de Kerth Agouinti et Nicolas Pradal

Guyane | 5° Nord Productions – YNProduction-La cuisine aux images – Guyane 1ère Kanal Dude
2021

Wani Doudou vit sur les berges du fleuve Maroni, en Guyane Française. Il se déplace sur le fleuve avec sa pirogue en bois. Son visage et sa prestance dévoilent une intensité toute particulière. Quand il pointe l’horizon du regard, il se souvient :

En 2016, il célébrait la levée de Deuil de son père, Paul Doudou, le chef coutumier de la communauté Aluku (Noirs Marrons). Mais la cérémonie ne s’est pas déroulée comme il le fallait. Des gestes et des rituels ont été oubliés par les anciens. Une partie du savoir s’est perdue. Wani fut affecté par cette cérémonie manquée.

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"La cérémonie d’Ymelda" de Laure Martin-Hernandez

Martinique

Ymelda vit dans un monde peuplé d’esprits invisibles qui habitent les grands arbres et les sources de la Caraïbe. Chanteuse née en Haïti, elle a été baptisée dans la religion vaudou, avant d’émigrer en Martinique puis à Paris. Trente-cinq ans plus tard, elle entame une création musicale et un voyage initiatique au Togo en quête de ses racines mystiques…

Monchoachi-affiche

"Monchoachi, la parol sovaj" d'Arlette Pacquit (Martinique)

SaNosi – Red Rizom Prod – Martinique 1ère
2021 – 52′

Retiré sur les contreforts de la montagne du Vauclin (Martinique) Monchoachi écrit tous les après-midis, après sa marche du matin dans quelque forêt de l’île. Poète (il dit que l’on devrait prononcer ce mot en tremblant), philosophe, essayiste, il cherche à construire une pensée qu’il revendique sauvage. Une pensée qui se déprend de l’occident, donc éminemment libre. Beaucoup sont ceux qui ont puisé dans son œuvre force de résistance, de création ou de survie face à la violence de la société contemporaine. Cheminer avec Monchoachi, c’est trouver écho à nos interrogations sur notre place dans le monde, en relation avec la Nature, la Parole et le Sacré.

NAOMIE

"Avec Naomie" de Dumas Maçon (Haïti-France)

Les Valseurs / Muska Films / Chronoprod
2019 – 52′

« Avec Naomie, petite histoire familiale évoque un problème social en Haïti : le placement de jeunes enfants pauvres des campagnes dans des familles aisées de la capitale pour effectuer diverses tâches domestiques. Naomie, mon personnage principal, n’est pas une inconnue. C’est ma cousine. Originaire de Côtes-de-Fer, elle a quitté ses parents à l’âge de 7 ans pour travailler chez mes parents. Quand j’ai réalisé récemment qu’elle était placée chez nous pour effectuer des tâches domestiques, j’ai voulu raconter son histoire ou plutôt qu’elle me raconte son histoire. » Dumas Macon

"Fabulous" de Audrey Jean-Baptiste (Guyane)

6.11 Films / Outplay film
2019

Après 10 années d’absence, Lasseindra Ninja, icône incontournable du voguing, revient en Guyane, sa terre natale, pour former de jeunes danseurs. En leur transmettant un état d’esprit et une attitude basée sur l’affirmation de soi, elle leur livre des outils pour résister à l hostilité du monde qui les entoure.
Inventé dans les clubs underground de New York dans les années 80, le voguing a permis aux communautés noire, latino et LGBTQIA+ de s’exprimer sous forme de joutes dansées, dans un espace sécurisé.

"Je lutte pour une école qui existe" de Delphine Fortier (Martinique)

Autoproduction
2018

 

Priscilla est afro-brésilienne et professeure d’histoire dans un collège des quartiers défavorisés de São Paulo. C’est une enseignante en lutte contre un système discriminatoire qui fragilise ses élèves. Dans sa quête sur l’identité et les effets de la colonisation dans l’éducation scolaire de la diaspora africaine, Priscila se rend en Martinique à la rencontre de collégiens martiniquais. …

"UNTɨ, les origines" de Christophe Pierre (Guyane)

AIP / Bérénice Production / Lyon Capitale TV / Guyane la 1ère
2018

 

C’est mon histoire, mon présent. Je suis kali’na, je vis sur le littoral guyanais mais j’ai dû réapprendre beaucoup sur nos origines et notre histoire, je sais que mon peuple est détruit. J’ai donc décidé de remonter le Maroni jusqu’aux inselbergs des Tumuc Humac pour me découvrir. Ces gros cailloux m’ont toujours fascinés. Notre destination c’est Talwakem, à la recherche de ce que nous n’arrivons plus à trouver en nous. Au travers de ce voyage, c’est la situation actuelle des peuples amérindiens qui est évoquée.

 

"Jénès débwouya" de Joris Arnolin (Martinique)

Limyé films (autoproduction)
2018

 

Plus de quatre ans après la grève générale de 2009, de jeunes antillais livrent leurs expériences et leurs parcours. Ils s’exprimeront aussi sur un phénomène persistant dans la société martiniquaise, un art de la survie qui se résumerait en une simple phrase : “Débwouya pa péché” (la débrouillardise n’est pas un péché). Je veux montrer combien cet «art de la débrouillardise», hérité de la société de plantation, persiste dans la société antillaise au point d’être un mode de vie plus ou moins conscient pour nombre de jeunes martiniquais.

"Douvan jou ka leve" de Gessica Geneus (Haïti)

SaNoSi Productions / Production Fanal / Martinique la 1ère
2017

 

Que veut dire « être Haïtien » aujourd’hui ? Comment surmonter cette stagnation à tous niveaux dans la société haïtienne ? Quelle est cette « maladie de l’âme » qui ronge mon peuple ? Je suis née dans un quartier pauvre. Aujourd’hui, j’ai 31 ans, je suis comédienne et réalisatrice. En m’appuyant sur mon cheminement personnel, marqué par la maladie mentale de ma mère – maladie qui selon elle est une malédiction du monde invisible – et ma propre quête d’identité, je veux proposer un nouveau regard sur mon île natale et ses habitants.

"Le maraké de Brandon" de Dave Bénéteau de Laprairie (Guyane)

Dynamo Production / France O
2017

 

En terre d’Amazonie en Guyane française, nous allons à la rencontre de Brandon, un jeune adolescent de 15 ans appartenant à la communauté amérindienne : «Wayampi». Etudiant lycéen, en ville depuis un an, Brandon doit revenir dans son village au coeur de la forêt, pour repasser un rite de passage auquel il avait échoué un an plus tôt. C’est lors d’une cérémonie aux chants et danses traditionnels, sous le regard de sa communauté et de sa famille, qu’il doit affronter cette nouvelle étape afin de devenir un homme. Ce film interroge sur le parcours d’un jeune pris entre 2 âges, entre 2 territoires, entre tradition et modernité.

"Gade !" D'Hermane Desorme (Haïti)

SaNoSi Productions / Production Fanal / Vosges TV
2017

 

Haïti est souvent mal représenté dans la presse internationale. Sans nier les difficultés importantes de ce pays, Paolo Woods, photographe italien, s’intéresse à d’autres situations, avec des enjeux différents tels que l’élite économique, les radios de la ville des Cayes, la présence des Protestants américains…
Gade ! est un film documentaire qui traite de l’œuvre de cet artiste, installé depuis 2010 en Haïti.
De l’exposition de son travail en Suisse jusqu’au vernissage à Port-au-Prince, ce film interroge le regard porté par l’étranger sur Haïti, les clichés qui encombrent le regard international sur ce pays, mais aussi la façon dont les Haïtiens se perçoivent eux-mêmes. Le titre du film, « Regarde » en créole, affirme une exigence : celle d’une réciprocité, d’un échange de regards qui permettent une nouvelle approche d’Haïti.

"Nèg chive yo" de Gasner François (Haïti)

JPL Productions / Tipiti films / Lyon Capitale TV
2016

 

Partant de son histoire familiale et de son éducation évangélique, le réalisateur interroge et explore la figure de l’artiste Samba, cet homme aux dreadlocks mis au rang des parias par la société haïtienne. Au rythme de leur musique « racine », nous découvrons un mouvement social et une philosophie humaniste qui œuvre au maintien des traditions et de cette identité forte, ancrée dans une histoire où l’esclavage et le vaudou hantent toujours cette partie de l’île d’Hispaniola.

"Quand passent les baleines" de Jean-Pierre Hautecoeur et Anne Cazalès (Martinique)

Aligal / France O
2015

 

Entre mars et mai, la chasse à la baleine est autorisée à Bequia. Les pêcheurs ont alors le droit de pêcher quatre baleines par an. Toute l’économie de cette minuscule île des Caraïbes tourne autour de cette activité.  Aujourd’hui, les habitants de l’île s’affrontent. Il y a ceux qui veulent faire perdurer cette tradition ancestrale et les autres qui pensent qu’il est temps de passer à autre chose. Et de proposer aux touristes de plus en plus nombreux de venir découvrir leur île et d’observer les baleines, sans les chasser ni les tuer. 

"Héritiers du Vietnam" d'Arlette Pacquit (Martinique)

SaNoSi Productions / Wiki Média / Martinique la 1ère
2015

 

De 1946 à 1955, de nombreux Martiniquais ont participé à la guerre d’Indochine aux côtés des Français de métropole. Pour une grande partie de ces Martiniquais, leur participation à cette guerre coloniale allait a posteriori être vécue comme honteuse.Parmi ces soldats, certains ont rencontré sur place des femmes vietnamiennes avec lesquelles ils ont eu des enfants.Après la guerre, ces « familles » plus ou moins officielles ont dû faire face au rapatriement des pères soldats. Certains de ces soldats martiniquais ont décidé de rester au Vietnam avec leur famille. D’autres ont ramené femme et enfants avec eux en Martinique. D’autres encore sont repartis seuls.Héritiers du Vietnam s’intéresse aux descendants de ces couples martinico-vietnamiens, qui vivent aujourd’hui en Martinique.

"Botoman : métier piroguier" de Didier Urbain (Guyane)

5° Nord Productions / Guyane la 1ère
2015

 

Seke est piroguier sur le fleuve Maroni qui marque la frontière entre la Guyane et le Suriname. Il transporte et livre des marchandises tout au long du fleuve. Souvent sa cargaison dépasse les 10 tonnes et cela rend délicat les passages difficiles dans les rapides ou sur les hauts-fonds.
Le fi lm, tel un road-movie, suit Seke au départ de Saint-Laurent du Maroni. Il va rejoindre, à plus de 300 kms et en 3 jours de pirogue, le village d’Antecume-Pata, en territoire amérindien. Au fil des livraisons, la société du Maroni se dévoile peu à peu, une micro société, souvent traditionnelle, qui se heurte à l’orpaillage illégal.